J'utilise ou j'ai utilisé CentOS, Debian, Fedora, Ubuntu, MS Windows, Mac OS X, FreeBSD, IOS (Cisco),iOS (Apple), Android, Solaris.
Je travaille la plupart du temps en ligne de commande, à distance des serveurs.
Je sais lire les logs de la plupart des logiciels, je peux comprendre le code écrit dans les langages informatiques les plus courants, je sais compiler et installer des programmes dans ces langages. J'ai déjà débugué du Fortran, du C, du bash, du tcsh, du python, du perl, du PHP, du ruby.
J'ai accès à des serveurs qui feraient pâlir d'envie beaucoup d'informaticiens ( 800G de RAM, 40 coeurs, quelques To de disques sur une seule machine).
Je joue à la poupée pour gérer mes serveurs, des robots m'envoient des dizaines de mails quotidiennement. Je fais du réseau, du système, du stockage, de l'authentification, de la sécurité, de l'impression, de la téléphonie.
J'aime passer de la fraicheur climatisée à l'enfer brûlant dans la salle serveur, le bruit des ventilateur filtré par mon casque anti-bruit.
Je gère des plate-formes, des projets. Je fais du conseil à l'achat, du support utilisateur.
Je découvre le monde des appels d'offre, des CCTP et le formalisme juridique.
Je suis administrateur systèmes et réseaux
Alors, pourquoi, quand je lis une annonce sur un site d'offre d'emploi, je me sens nulle ?
Blog fourre-tout qui parle de tout et n'importe quoi en général et d'informatique, d'open-source et de féminisme en particulier
jeudi 28 août 2014
dimanche 25 mai 2014
Up and down
Hier, je parlais de femmes et d'open-source à l'Ubuntu Party. Hier, j'étais heureuse parce que j'avais eu beaucoup de retours positifs sur ce que j'avais dit. Parce que j'avais le sentiment que je pouvais, à mon petit niveau, pas après pas, faire changer les choses.
Hier, un homme a pris une arme et a tué 6 personnes et blessé 3 autres. Parce qu'il était puceau à 22 ans, parce que des femmes qui lui plaisaient avait refusé ces avances. Parce qu'il s'estimait lésé par ce refus. Parce que pour lui, il avait le droit au sexe. Cet homme n'était pas "juste" un malade mental. Ce n'était pas le premier à tuer des femmes uniquement à cause de leur sexe. Ce ne sera pas le dernier.
Notre corps nous appartient. Notre vie nous appartient. Une femme n'est pas un trophé, pas un prix.
http://cafaitgenre.org/2014/05/25/cest-lhistoire-dun-tueur-misogyne-qui-ninteressait-personne/
Hier, un homme a pris une arme et a tué 6 personnes et blessé 3 autres. Parce qu'il était puceau à 22 ans, parce que des femmes qui lui plaisaient avait refusé ces avances. Parce qu'il s'estimait lésé par ce refus. Parce que pour lui, il avait le droit au sexe. Cet homme n'était pas "juste" un malade mental. Ce n'était pas le premier à tuer des femmes uniquement à cause de leur sexe. Ce ne sera pas le dernier.
Notre corps nous appartient. Notre vie nous appartient. Une femme n'est pas un trophé, pas un prix.
http://cafaitgenre.org/2014/05/25/cest-lhistoire-dun-tueur-misogyne-qui-ninteressait-personne/
dimanche 9 mars 2014
Jouons avec systemd
Mon employeur utilise un outil propriétaire pour sauvegarder les postes de travail. Cet outil est écrit en java (point négatif) mais fonctionne avec les 3 OS utilisés couramment (MacOS, Linux et Windows).
Modulo quelques réglages (internes à l'appli) pour limiter l'utilisation de CPU et de la bande passante, le fonctionnement de l'application ne gêne absolument pas le fonctionnement normal de la machine et les backups sont fait de façon transparente.
Crashplan (puisque c'est le nom de ce logiciel) fonctionne sous la forme d'un service linux classique qui indexe les fichiers des répertoires à sauvegarder, surveille les modifications et envoie le différentiel par le réseau (sous forme chiffrée). Il y a aussi une interface graphique mais elle ne sert que pour la configuration et les restaurations.
Qu'est-ce qui se passe quand un linux moderne (sous Gnome) n'a plus d'inotify disponible pendant le boot ? La charge monte, monte, monte pendant que les derniers services attendent de démarrer. L'ouverture de session peut bloquer (quand on clique sur son login, on obtient jamais d'invite pour taper son mot de passe) et même quand elle fonctionne, la session n'est pas utilisable avant quelques minutes.
Le problème, c'est qu'augmenter la quantité d'inotify disponibles pour le noyau n'est qu'un contournement et même si cela limite les problèmes, ils ne disparaissent pas complètement.
Voici donc ce que cela donne :
Il faut ensuite activer le service, mais je laisse la recherche google à votre charge.
Une deuxième étape est venue plus tard, lorsque j'ai découvert l'existence des timer dans systemd. Ils permettent de retarder le lancement d'un service d'un temps déterminé (et pas seulement de dire "lancement de NFS après le réseau").
J'ai donc pu ajouter l'unit systemd suivant :
Crashplan se lance 5 minutes après le boot, l'ouverture de ma session n'est plus ralentie et tout fonctionne parfaitement
Modulo quelques réglages (internes à l'appli) pour limiter l'utilisation de CPU et de la bande passante, le fonctionnement de l'application ne gêne absolument pas le fonctionnement normal de la machine et les backups sont fait de façon transparente.
Crashplan (puisque c'est le nom de ce logiciel) fonctionne sous la forme d'un service linux classique qui indexe les fichiers des répertoires à sauvegarder, surveille les modifications et envoie le différentiel par le réseau (sous forme chiffrée). Il y a aussi une interface graphique mais elle ne sert que pour la configuration et les restaurations.
Le problème
J'ai eu un seul problème avec cette application. Au démarrage du laptop, elle a besoin de beaucoup d'inotify pour repérer les fichiers modifiés par rapport à la dernière exécution et gnome-tracker aussi (pour des raisons similaires).Qu'est-ce qui se passe quand un linux moderne (sous Gnome) n'a plus d'inotify disponible pendant le boot ? La charge monte, monte, monte pendant que les derniers services attendent de démarrer. L'ouverture de session peut bloquer (quand on clique sur son login, on obtient jamais d'invite pour taper son mot de passe) et même quand elle fonctionne, la session n'est pas utilisable avant quelques minutes.
Le problème, c'est qu'augmenter la quantité d'inotify disponibles pour le noyau n'est qu'un contournement et même si cela limite les problèmes, ils ne disparaissent pas complètement.
Systemd 1ère phase
Le second défaut de cette application est qu'elle est livrée avec un script d'init pour sa version linux. Et moi, mon laptop utilise Fedora et donc systemd. Même si systemd peut lancer des scripts d'init, ce n'est pas natif. Et l'écriture de service pour systemd est rapide et simple, même pour un non-programmeur (contrairement aux scripts d'init).Voici donc ce que cela donne :
[Unit]Je me suis largement inspirée d'exemples trouvés sur internet mais le principe est assez simple, notamment pour les dépendances.
Description=Crashplan Backup Service
After=local-fs.target network.target
[Service]
ExecStart=/usr/local/crashplan/bin/CrashPlanEngine start
ExecReload=/usr/local/crashplan/bin/CrashPlanEngine reload
ExecStop=/usr/local/crashplan/bin/CrashPlanEngine stop
Type=forking
PIDFile=/usr/local/crashplan/CrashPlanEngine.pid
[Install]
WantedBy=multi-user.target
Il faut ensuite activer le service, mais je laisse la recherche google à votre charge.
Tout est une question de timing
Vous devez vous demander en quoi lancer le service avec systemd plutôt qu'avec le mode de compatibilité de sysinit V règle le problème de saturation des inotify. En rien.Une deuxième étape est venue plus tard, lorsque j'ai découvert l'existence des timer dans systemd. Ils permettent de retarder le lancement d'un service d'un temps déterminé (et pas seulement de dire "lancement de NFS après le réseau").
J'ai donc pu ajouter l'unit systemd suivant :
[Unit]
Description=hold the launch of crashplan of 5 minutes
[Timer]
OnBootSec=5m
Unit=crashplan.service
[Install]
WantedBy=multi-user.target
Crashplan se lance 5 minutes après le boot, l'ouverture de ma session n'est plus ralentie et tout fonctionne parfaitement
samedi 5 octobre 2013
Conférence
On m'a demandé il y a quelques semaines de donner une conférence dans le track cross-distro de l'Open World Forum.
La conférence était aujourd'hui a 14 heures et il y avait quelques personnes dans la salle (heureusement).
Cette conférence a été pour moi la première occasion d'utiliser LaTeX. J'ai été agréablement surprise par l'absence de difficultés rencontrées avec cet outil souvent annoncé comme complexe.
Je dépose les slides ici si quelqu'un souhaite les lire (sous licence CC-BY). Je fournis la source (en .tex) sur simple demande (et sous réserve que je n'ai pas perdu le fichier)
La conférence était aujourd'hui a 14 heures et il y avait quelques personnes dans la salle (heureusement).
Cette conférence a été pour moi la première occasion d'utiliser LaTeX. J'ai été agréablement surprise par l'absence de difficultés rencontrées avec cet outil souvent annoncé comme complexe.
Je dépose les slides ici si quelqu'un souhaite les lire (sous licence CC-BY). Je fournis la source (en .tex) sur simple demande (et sous réserve que je n'ai pas perdu le fichier)
jeudi 12 septembre 2013
Enseigner l'informatique
Il y a quelque jours, un ami m'a passé un lien vers cet article : https://www.usenix.org/blog/my-daughters-high-school-programming-teacher
Après avoir réfléchi un peu, j'ai décidé de le traduire, parce que ce genre de comportement n'arrive pas qu'aux États-Unis.
Au professeur d'informatique du lycée de ma fille
par Rikki Endsley
Mise à jour 2 (où ma fille intervient) : Comme je
l'ai dit, ma fille est en Inde pour un an, elle n'avait donc pas vu
cet article jusqu'au mercredi 11 septembre. Je n'étais pas certaine
de sa réaction sur la publicité faite à son histoire et
l'attention que cela a attiré. Heureusement, ma fille m'a remercié
d'avoir mis par écrit son expérience. Je lui ai demandé si elle
avait des corrections a apporter à cet article. « Mmm, peut-être
dire que j'ai effectivement parlé au professeur et que j'ai essayé
de dire aux mecs d'arrêter de se conduire comme des crétins
», a-t-elle dit.
« Il l'a dit au principal, et c'était vraiment
embarrassant, c'est probablement pour cela que je ne t'en ai pas
parlé. et j'ai abandonné après ça
», m'a-t-elle expliqué. Ma
fille m'a dit qu'après avoir signalé le problème à l'attention du
professeur à de nombreuses reprises, elle lui avait finalement
demandé si elle pouvait parler à toute la classe de harcèlement
sexuel, il lui avait répondu qu'il allait réfléchir, et que c'est
là qu'il avait signalé la situation au principal.
« Et quelques
jours plus tard, j'étais dans le bureau du principal où il
m'expliquait que ce n'était pas mon rôle de faire cela, et j'ai
juste marmonné des réponses pour sortir de là au plus vite parce
que j'étais vraiment très gênée et au bord des larmes.
» Avant que ma fille ne se déconnecte de notre discussion en ligne, elle
m'a demandé pourquoi j'avais écrit cette histoire maintenant. je
lui ai parlé d'Alexandra, la jeune fille de neuf ans qui a présenté son application au TechCrunch Disrupt hackathon, et a partagé la scène avec le développeur de l'application Titstare.
« Bon, je suis désolée
que ces conneries soient arrivées ... à toutes les deux
»,
a-t-elle dit. Je le suis aussi.
Mise à jour : Merci pour tous les retours
géniaux sur ce message ! Pour ceux qui se demandent pourquoi j'ai
choisi de publier sur le blog USENIX — plutôt que sur une autre
publication technique ou mon site personnel — c'est parce que les membres de USENIX et la communauté travaillent ensemble depuis
longtemps à augmenter la diversité dans l'IT et soutenir les femmes
dans la technologie. Beaucoup d'entre vous ont suggéré qu'une
action immédiate était nécessaire pour résoudre ce problème. Je
suis d'accord et c'est pour cela que je travaille avec USENIX sur
leur initiative
« Women in Advanced Computing
» (WiAC) au
travers du Sommet WiAC et de la page
Facebook WiAC, ainsi que par d'autres actions dans la communauté.
J'espère que vous nous rejoindrez dans ces actions
** Attention
(référence à la violence et au viol)
(référence à la violence et au viol)
Cher monsieur,
Je ne vous écris pas pour me plaindre de votre choix de langage
de programmation (Visual Basic ? Sérieusement ??) ou du A
que ma fille a reçu dans votre cours. Et, en fait, ma fille n'a pas
de plainte spéficique vous concernant en tant que professeur. Moi,
d'un autre coté, j'ai beaucoup à dire sur vous.
Pour commencer, un peu d'histoire. Je travaille dans le
journalisme technologique depuis que ma fille était encore en
couches, et elle a eu accès à des ordinateurs toute sa vie. À
l'âge avancé de 11 ans, ma fille a participé à la critique de son
premier livre technique Hackerteen.
Elle a été beta-testeuse (et trouveuse de bug) pour Ubuntu (la
version Jaunty Jackalop) et également utilisatrice de Linux Mint.
Plutôt que demander une voiture pour son 16ème anniverse, ma fille
a demandé un MacBook Pro.. (Je sais, je sais ... les enfants de nos
jours.)
Ma fille m'a accompagné à la DrupalCon de Denver pendant le « spring break », participé à l'exposition à OSCON 2012, et même
participé et m'a regardé modérer un panel à la première
conférence Women
in Advanced Computing (WiAC '12) à l'USENIC Federated
Conferences Week. Grâce à ma carrière, la liste d'amis Facebook de
ma fille inclut des organisteurs de conférences Linux, un développeur
ARM et contributeur au noyau Linux, des défenseurs de l'open source
et d'autres journalistes technologiques. Ma fille est brillante,
assurée, indépendante, férue de technologie et sans peur. En fait,
elle est sortie diplômée du lycée en mai dernier — avec deux ans
d'avance — et suit maintenant des cours dans un lycée en Inde pour
son « année sabbatique » avant d'entrer à l'université .
Alors quel est le problème ?
Pendant le premier semestre de son année de première/terminale,
elle a pris son premier cours de programmation. Elle savait que
j'allais être ravie mais elle l'a fait quand même.
Quand ma fille est rentrée de sa première journée du semestre,
je lui ai demandé comment s'était passé le cours.
« Eh bien,
je suis la seule fille de la classe
», a-t-elle répondu.
Heureusement, cela ne l'ennuyait pas, elle prenait même plaisir à
plaisanter avec les garçons du cours. Ma fille m'a dit que vous
l'aviez remarqué et vous lui aviez présenté vos excuses parce qu'elle
était la seule fille du cours. Et quand les cours ont commencé
(Visual Basic ? Sérieusement ??), elle a très bien réussi les
exercices. Après avoir fini, elle aidait ses camarades
qui étaient en retard ou avaient du mal.
Durant les quelques semaines suivantes, la situation s'est
dégradée. Pendant que je participais à SC'12 à Salt Lake City en
novembre dernier, ma fille m'a envoyé un mail pour me dire que les
garçons de sa classe la harcelaient.
« Ils me disaient d'aller à
la cuisine et de leur faire des sandwichs ». C'était un
douloureux rappel des hommes garçons anonymes qui
avaient laissé des commentaires sur un post de blog du Linux Pro
Magazine que j'avais écrit il y a quelques années, disant
exactement la même chose.
Le post du 8 septembre 2010, Inequality,
Choices, and Hitting a Wall examinait les discriminations
illégales liées au genre dans la technologie. Le lendemain, les
commentaires ont commencé à apparaitre. Bien sûr, les remarques sur les sandwichs étaient faciles à ignorer, mais en quelques minutes, le
nombre et l'intensité des commentaires ont augmenté. Et ensuite,
les menaces violentes ont commencées :
« L'auteure de cet
article est une salope pleurnicharde et aurait besoin d'une bonne
correction pour la remettre à sa place ». Dix minutes plus tard,
les menaces de viol ont démarré et j'ai bloqué les commentaires
sur tout le site. Alors, les emails ont commencé ....
Donc, vous voyez, j'étais bien trop familière avec ce que ma
fille traversait, mais je n'étais pas préparée au fait que le
harcèlement commencerait au lycée, dans son cours de programmation.
J'ai demandé des conseils à des amies — développeuses — et
discuté avec ma fille de comment gérer la situation en cours. Je
lui ai suggéré de vous en parler. J'ai proposé de venir vous
parler. J'ai proposé de venir en cours pour parler. J'ai proposé
d'envoyer un ami, peut-être un développeur bien connu de la région,
de venir parler à votre classe. Finalement, ma fille a décidé de
supporter la situation, finir le cours et éviter ses camarades. J'ai horreur de penser à ce que des jeunes filles moins assurées
auraient fait dans la même situation.
Ma fille ne souhaite pas prendre d'autre cours de programmation,
et honnêtement, qui peut la blâmer.
Pendant toute sa vie, j'ai encouragé ma fille à explorer la
programmation informatique. Je lui ai parlé des super projets, de
l'incroyable potentiel de carrière, des bourses et des programmes
pour aider les jeunes filles et les femmes a se lancer, les gens
merveilleux avec qui elle pourrait travailler et la demande de
diversité dans l'IT. Elle m'a accompagnée dans des conférences
techniques et je l'ai présentée à certains des plus brillants, plus
inspirants et encourageants hommes et femmes que j'aie jamais
rencontrés.
Malheureusement, vous avez seulement une chance de faire une
première impression, et vous, monsieur, avez créé une horrible
impression pour les jeunes filles dans la programmation.
N'avez-vous pas vu son enthousiasme se transformer en nuage noir
pendant le semestre ? N'avez-vous pas remarqué qu'elle avait arrêté
de rire et d'aider ses camarades et finissait rapidement ses
exercices avant de plonger le nez dans un livre ? Que faisiez-vous
exactement pendant que vous étiez censé superviser la classe et
former nos futurs développeurs ?
Je ne suis pas professeur, alors excusez-moi si je sors de mon
rôle quand j'en viens à vous dire comment faire votre travail. Mais
je suis une mère, et j'ai passé des années à encourager des
jeunes filles et des femmes dans l'IT, donc peut-être que mon point
de vue vous aidera. Après tout, vous ne vouliez pas créer un
environnement pour futurs
« brogrammers » ?
Voici sept suggestions pour enseigner la programmation au lycée :
- Recrutez des étudiants pour suivre votre cours. Pourquoi ma fille était la seule fille de votre cours ? D'après elle, elle avait pris ce cours seulement parce que je l'avais encouragée. Elle n'aurait rien su de ce cours de programmation dans le cas contraire. (J'ajoute ceci à la page des "victoires parentales" dans son livre de bébé.) Avez-vous pensé à afficher des annonces dans l'école pour faire connaitre votre cours ? Avez-vous demandé aux conseillers d'orientations d'en parler aux enfants quand ils préparent leurs semestres ? Avez-vous parlé aux autres cours, clubs ou aux autres enseignants pour leur expliquer pourquoi la programmation est passionnante et à quel point elle fait partie de nos vies quotidiennes ? Avez-vous demandé aux étudiants journalistes d'écrire un sujet sur les stupéfiantes opportunités de carrières pour les développeurs ou les projets amusants qu'ils pourraient faire ? Avez-vous demandé à vos étudiants actuels de faire passer le mot et de dire à leur amis d'essayer votre cours ?
- Donnez le ton. Le premier jour de cours, parlez du faible nombre de femmes et du manque de diversité dans l'IT, de pourquoi c'est un problème, et de comment les étudiants peuvent aider à augmenter la diversité dans la programmation. Parlez aux étudiants du syndrôme de l'imposteur et de comment aider leurs camarades à le dépasser. Créez un un environnement ouvert, amical, encourageant à apprendre dès le premier jour. Je pensais que c'était une évidence, mais manifestement, ce n'est pas le cas.
- Esquissez, expliquez et appliquez une politique anti-harcèlement.
- Ne soyez pas ennuyeux et dépassé. Visual Basic? Sérieusement ?? Oui, je sais que j'ai dit que je n'écrirais pas de plainte sur votre choix de langage de programmation, pourtant je me gratte toujours la tête sur celui-ci. La raison qui me fait mentionner ce choix est que cela n'aide pas à faire une bonne première impression aux nouveaux développeurs. Je n'ai aucune idée de ce que mon ado a appris dans votre cours parce qu'elle n'était pas excitée à ce sujet. Sans toucher au minuscule budget de votre cours, vous pouvez proposer tout un éventail d'enseignement avec des applications dans le monde réel. Avec des ressources comme Codecademy, par exemple, les étudiants peuvent essayer plusieurs langages de programmation ou se concentrer sur celui qu'ils trouvent intéressant. Avez-vous pensé à montrer aux enfants comment développer une application pour téléphone ? Programmer une Raspberry Pi ? Créer un jeu informatique ? Construire un site web ? Mon dieu, mec — comment avez-vous même été capable de rendre la programmation ennuyeuse ?
- Faites attention. Je ne sais pas ce que vous faisiez pendant les cours, mais vous ne faisiez pas attention, autrement vous auriez remarqué que ma fille était isolée et harcelée. Vous pensez que les filles vont venir vous dire qu'elles sont harcelées ? Eh bien, ne comptez pas dessus. À la place, elles vont s'éloigner, déprimer ou abandonner complètement, exactement comme dans les carrières IT. Vous savez ce qui arrive quand une femme parle tout haut d'insultes ou signale un harcelement ? Un retour de flamme, et c'est moche. Dans le meilleur des cas, elle sera rejetée par des camarades de classes ou des collègues. Et, avec un peu de chance, elle ne lira pas les commentaires en ligne ... jamais. Mais cela peut devenir bien pire, avec des mails vulgaires, des appels téléphoniques, l'adresse de la maison mise en ligne et des menaces de violence. Tristement, ce n'est pas rare. Cela arrive en permanence, depuis le lycée jusqu'à dans nos carrières. Vous ne me croyez pas ? C'est parce vous ne faites pas attention.
- Vérifiez. Parlez à vos étudiants en privé pour voir comment le cours se passe pour eux.. Parlez aux autres enseignants ou aux conseillers d'éducation. Si vous aviez parlé à la conseillère de ma fille, par exemple, vous auriez su comment ce cours se passait. La conseillère travaillait en étroite collaboration avec ma fille pour l'aider à être diplômée en avance, et elle n'aurait eu aucun problème à avoir une réponse honnête sur sa désagréable expérience dans votre cours de « brogramming ». Vous attendiez-vous à ce que je vous appelle ? Croyez-moi, j'aurai aimé, mais je respectais également la demande de ma fille de la laisser gérer la situation. Et regardez le point 5. Si je vous avais dit ce qu'il se passait en cours pour ma fille, sa situation n'aurait pas été améliorée, et pourrait même avoir empiré.
- Enquêtez. Et à la fin du semestre, faites
un sondage. Permettez aux étudiants de répondre anonymement en
ligne à des questions sur l'équipement de la salle, vos méthodes
d'enseignement et leur expérience avec les autres étudiants.
Autoriser l'anonymat vous aidera à avoir des réponses honnêtes
et avec un peu de chance, vous pourrez améliorer vos cours de
programmation pour le prochain groupe d'étudiants.
Eh, vous n'avez pas à me dire à quel point votre métier est
difficile ou à quel point vous êtes sous-payé et stressé comme
professeur de lycée. Je suis une mère célibataire qui travaille
dans les publications techniques — croyez-moi, je le sais. J'aime
penser que ce que je fais est important, mais ce que les enseignants
font a le potentiel pour changer le monde. Aucun article que j'ai
écrit ne le fera, mais la fille que j'élève le pourrait.
J'ai passé 16 ans à élever une fille qui avait tous les outils
et les encouragements dont elle avait besoin pour choisir de faire
carrière dans la programmation informatique. En un court semestre,
vous et ses camarades de classes avez défait toutes mes années
d'encouragement.
J'ai toujours dit à ma fille que le lycée n'était pas la vraie
vie. Malheureusement, votre cours de développement lui a prouvé le
contraire. En un semestre, ma fille a appris pourquoi il y a si peu
de femmes dans l'IT, et tous les encouragements que je pourrais lui
faire ne changeront pas ça.
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